La multi-récidive des autorités pénitentiaires en matière de mauvaises conditions de détention.

Une fois de plus, l’Etat a été condamné par le de Fort de France le  pour et dégradant envers quinze personnes placées en au , à la Martinique.

Voilà des années que l’ tire la sonnette d’alarme au sujet de cet établissement dont les conditions sont jugées « plus qu’insupportables », établissement dans le collimateur du de Bordeaux qui avait condamné l’Etat dans un arrêt du et dans trois autres arrêts rendus le 17 février 2015. Et, le ministre de la justice a été interpellé en mai 2014 à l’appui d’un rapport du groupe de travail sur les problématiques pénitentiaires en Outre-mer.

En octobre 2014, le tribunal administratif de Fort de France exigeait la réalisation d’une opération de dératisation. Il est vrai que les conditions de vie indignes dans cet établissement semblent être un secret de polichinelle. En effet, cet établissement cumule de lourdes problématiques portant gravement atteinte aux droits les plus élémentaires des détenus : surpopulation inadmissible (jusqu’à 5 personnes dans 9m2), saletés, rats, déchets, absence d’aération suffisante, conditions d’intimité inacceptable, accès aux soins médiocres, défauts en matière de sécurité.

Bien que l’Etat puisse déroger au respect du principe de l’encellulement individuel sous certaines conditions, la gravité de Ducos est telle que les quelques aménagements et travaux accomplis par l’ sont bien maigres pour garantir un minimum de dignité en ses lieux.

Le tribunal administratif de Fort de France estime que l’état des locaux n’est pas le seul fait du manque de soin de la part des détenus, tel que l’affirme l’administration pénitentiaire, mais que « la conception même de lieux et leur inadaptation » sont les véritables causes de la dégradation des conditions de vie .

Dans l’attente d’une éventuelle, voire aléatoire, réhabilitation complète de l’établissement, il y a de fortes chances pour que de nouvelles plaintes émanant de personnes détenues dans cette prison se retrouvent à nouveau sur le bureau du juge administratif.

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